Vive la Résistance

2 novembre 2009

Conférence-débat le 19 novembre 2009 à Alençon : « Il était une fois la Légion d’Honneur ».

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La croix de Chevalier de la Légion d’honneur.

 

 

L’association « Vive la Résistance » organise une conférence-débat sur le thème de la Légion d’honneur, avec André Bessière et Danièle Déon-Bessière, le jeudi 19 novembre à Alençon.

Elle se déroulera dans la salle Baudelaire (rue Porchaine), à partir de 20 heures 30.


« Entrée libre« 

Une séance de dédicaces sera organisée à l’issue de la conférence-débat.

 

 

André Bessière, résistant-déporté devenu historien, est l’auteur de nombreux ouvrages sur la Résistance et la Déportation.
Il a également publié en 2008 un ouvrage intitulé « Il était une fois la Légion d’honneur, de la croix des braves au ruban rouge ».

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« Il était une fois la Légion d’honneur »

 

Danièle Déon-Bessière est l’auteur d’un ouvrage intitulé « Les femmes et la Légion d’honneur depuis sa création ».
Rédacteur en chef de la revue « Le Ruban rouge », organe de liaison du Cercle Austerlitz, association ayant pour but de pérenniser les valeurs civiques et morales, Danièle Déon-Bessière déploie depuis des années une activité intense dans le cadre d’associations patriotiques. Elle a notamment été secrétaire générale de l’Association des membres de la Légion d’honneur décorés au péril de leur vie et secrétaire générale de l’Amicale des Déportés Tatoués du 27 avril 1944
Depuis 1998, elle se consacre essentiellement à l’écriture et se penche sur le destin de femmes illustres, méconnues ou oubliées.
Membre de l’association des Écrivains Combattants et sociétaire de la Société des Gens de Lettres, elle est également conférencière et auteur d’articles dans différentes revues associatives et sur le Net.

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André Bessière venu témoigner devant les élèves,
au collège Louise Michel d’Alençon, le 11 mars 2008.

 

Né à Paris le 02 décembre 1926, André BESSIÈRE a quatorze ans en 1940 lorsque, de retour de l’exode, il retrouve la capitale occupée par les troupes allemandes.
Engagé dans la Résistance en janvier 1942, il est chef de groupe lors du démantèlement de sa section en décembre 1943, ce qui l’amène à fuir précipitamment.
Arrêté à la frontière espagnole, incarcéré à la Citadelle de Perpignan puis transféré au camp de Royal-Lieu à Compiègne, il est déporté en Allemagne le 27 avril 1944 avec quelques 1700 autres prisonniers.
Il traverse successivement les camps d’Auschwitz, de Buchenwald et de Flossenburg avant d’être envoyé au kommando de Floha en Saxe.
Libéré par les Russes le 7 mai 1945 à Theresienstadt dans les environs de Prague en Tchécoslovaquie, il y contracte le typhus et ne sera rapatrié que le 23 juin suivant.
Après quelques mois de convalescence, il s’engage dans l’armée afin de préparer l’école interarmée de Coetquidan et cette fois revoit l’Allemagne en vainqueur et en occupant, mais le départ de son régiment pour l’Indochine nécessite une visite médicale qui décèle chez lui un mal contracté en déportation.
Réformé définitivement, il retourne à la vie civile en 1948.
Reprenant alors ses études, il obtiendra son diplôme d’Ingénieur en 1950, fondera sa propre entreprise et, dans les années 60, co-participant à d’importants travaux dans le Constantinois il vivra jusqu’à son terme les grandes étapes du drame algérien.
Retiré des affaires depuis 1983, il se consacre entièrement à la rédaction d’une biographie de groupe couvrant cinquante années de l’histoire de notre pays, ainsi qu’aux responsabilités qu’il assume au sein de diverses Associations.
Après avoir été Secrétaire Général de l’Union Départementale des Combattants Volontaires de la Résistance de l’Hérault, il est aujourd’hui Président de l’Amicale des Déportés Tatoués du 27 avril 1944 et Président du Cercle Austerlitz.

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4 février 2009

Raymond Ciroux venu témoigner le 27 janvier 2009.

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Nous avons eu, de nouveau, le plaisir et l’honneur de recevoir notre ami Raymond Ciroux au collège Louise Michel le mardi 27 janvier 2009.

Un témoignage exceptionnel : Résistant dès l’âge de 15 ans à Alençon, arrêté, interné six mois à la prison de Caen en 1942. Il participe aux événements de la Libération d’Alençon en renseignant et guidant le général Leclerc dans la nuit du 11 au 12 août 1944, et termine la guerre dans les rangs de la 2ème D.B.


Retrouvez ci-après l’article paru le 28 janvier 2009 dans le journal Ouest-France.

 

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15 avril 2008

Charles Zajdé au collège Louise Michel le 11 avril 2008.

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Vendredi 11 avril 2008, de 10 h à 12 h, nous avons eu le grand plaisir et l’honneur de recevoir Charles Zajdé à Alençon.


Venu apporter son témoignage aux élèves de deux classes de troisième, Charles Zajdé nous a fait vivre une superbe rencontre mêlant le récit de son parcours pendant la Seconde Guerre mondiale et son précieux message à la jeunesse d’aujourd’hui.

Né le 13 mai 1934 à Paris, Charles Zajdé n’a que huit ans lorsque, après avoir échappé de justesse à la rafle du Vél D’hiv avec sa mère et sa sœur, il est envoyé par l’intermédiaire d’un réseau de Résistance, en octobre 1942, dans la commune de Passais-la-Conception (Orne). Il est alors recueilli par la famille Richard chez qui, pendant près de deux ans, il vit protégé à l’écart des tourments de la guerre.
Son père, arrêté le 21 août 1941 par la police française, interné à Drancy puis déporté, a été exterminé dans le camp d’Auschwitz.

Devant des élèves captivés, Charles Zajdé a rappelé comment il avait vécu, avec son regard d’enfant, les lois antisémites de Vichy lorsqu’il était encore à Paris, et notamment l’obligation du port de l’étoile jaune. « Une fois qu’on m’a mis l’étoile, je suis arrivé à l’école et on m’a dit : tu es Juif toi ! Et moi je savais pas que j’étais Juif car on ne me l’avait pas dit ». De retour à la maison, il demande à sa maman de lui enlever cette étoile car « c’est n’est pas une décoration, c’est un truc de juif et moi je n’en veux pas car les gens me disent que j’ai tué le petit Jésus ! ». Pour le consoler sa maman décide alors de lui coudre l’étoile sur le bord de sa veste « de manière qu’en mettant le bras un peu en avant, on ne voie que le bord de l’étoile ainsi un peu cachée ».

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Durant son intervention, Charles Zajdé a tenu à rendre hommage aux habitants de Passais-la-Conception dont l’aide active de certains et le silence de tous ont permis de sauver plusieurs enfants Juifs pendant la guerre. Pour ces actes sublimes de Résistance, ses parents de substitution, Gustave et Lucienne Richard, ont été reconnus ensuite « Justes parmi les Nations ». C’est leur fille Madeleine, résistante elle aussi, qui a reçu la médaille des Justes au nom de la famille le 10 juin 1998.

Charles Zajdé a donné aux élèves une magnifique leçon de vie et d’espoir, preuve aussi que l’on peut se reconstruire après une enfance marquée par de terribles épreuves. Car la guerre terminée, le « petit Charles » a poursuivi de brillantes études : diplômé de SUPELEC et ingénieur docteur en physique des Hautes Énergies de la Faculté des Sciences de Paris. Chercheur, créateur d’entreprise, journaliste économique, il a reçu le prix de la recherche scientifique de l’UNESCO en 1983.
Charles Zajdé a vivement remercié l’Éducation Nationale pour son action essentielle et encouragé les élèves à profiter au maximum de cette chance d’être à l’école, de pouvoir apprendre avec des outils extraordinaires qu’étaient loin d’avoir les jeunes il y a 60 ans. En rappelant en outre : « Tout ce que vous avez, c’est vos parents, vos grands-parents, vos arrière-grands-parents qui ont travaillé très fort pour cela ».
Cette rencontre qui fut très riche, a comme d’habitude beaucoup marqué les élèves. Notre objectif de rendre hommage et d’enseigner a été une fois de plus atteint ce vendredi 11 avril, c’est certain.
Nous vous remercions à notre tour très chaleureusement Monsieur Zajdé.

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La couverture du livre de Charles Zajdé « En mémoire des Justes »

 

1 avril 2008

Dossier spécial Concours de la Résistance et de la Déportation 2008.

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Cliquez sur le bandeau ci-dessus pour télécharger « La Lettre – spéciale Concours – »

réalisée par la Fondation de la Résistance.

 

Le thème national 2008 du CNRD est : « L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la Seconde Guerre mondiale : une forme de résistance. »

 

« Prisonniers de guerre évadés, aviateurs alliés en fuite, résistants pourchassés ou souhaitant poursuivre le combat hors de métropole, étrangers réfugiés, juifs, tziganes, francs-maçons, réfractaires au STO, ont été aidés par de nombreux Français. Ces sauveteurs, qui ont souvent payé de leur vie des gestes essentiels de solidarité et d’humanité, venaient de tous les horizons, avec des motivations diverses, et n’appartenaient pas forcément à un mouvement ou un réseau organisé. Sans eux l’action de la Résistance aurait été impossible. Grâce aux témoignages que vous pourrez recueillir localement ou lire, vous présenterez les formes d’actions prises par cette résistance et vous analyserez les valeurs qui sous-tendent de tels actes. »

La date des épreuves est fixée au vendredi 21 mars 2008 pour les devoirs individuels (et au vendredi 28 mars 2008 pour la remise des travaux collectifs à l’Inspection académique).

Dans ce dossier, nous vous proposons quelques documents et témoignages en rapport avec le thème proposé par le jury.

Retrouvez ci-après le témoignage de Rachel Jaeglé, enfant cachée, venue témoigner à Alençon le jeudi 13 décembre lors de la « Journée de la Résistance. » Ce témoignage, qui a profondément touché les élèves, est également disponible dans l’ouvrage réalisé par le Comité « École de la rue Tlemcen » et intitulé « Se souvenir pour construire l’avenir, ils habitaient notre quartier… »

Pour accéder au témoignage, cliquez sur la photo ci dessous

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RÉSEAU D’ÉVASION BOURGOGNE :

 

Nous publions ci-après un extrait de l’ouvrage de Geneviève Le Berre intitulé « Une drôle de vie ». Elle y décrit notamment son rôle au sein du réseau d’évasion « Bourgogne », réseau de la France Libre crée et dirigé par Georges Broussine à partir de février 1943.
Geneviève Le Berre fait partie de ces volontaires déterminés qui vont former ce réseau chargé de convoyer vers l’Espagne les aviateurs alliés abattus en France et quelques évadés français. Le voyage en train de ces hommes accompagnés par les convoyeurs du réseau « Bourgogne », n’était pas sans risque, depuis le « Jardin des Plantes », lieu de rendez-vous avant la Gare d’Austerlitz. Trains bondés et surveillés, trajet plein d’embûches, bien inconfortable et interminable jusqu’à Pau ou Foix, ou bien encore jusqu’à Perpignan. Et puis, venait, par tous les temps, le dur passage des Pyrénées avec ses sentiers rocailleux, avant d’atteindre Andorre puis l’Espagne.
En moyenne pour rejoindre l’Angleterre par Gibraltar, sept à huit semaines. Quatre-vingt quinze pour cent des aviateurs alliés sortis sains et saufs de leur avion abattu réussiront à rejoindre l’Angleterre, malgré la traque des occupants et de leurs séides, grâce à tous ces femmes et hommes de bonne volonté formant « une immense chaîne de solidarité ».
Geneviève Le Berre, pseudo « Jacqueline », y est entrée le 1er septembre 1943 par l’intermédiaire de Yves Allain, pseudo « Grégoire ». Elle a été aussitôt spécialisée dans le convoyage des aviateurs alliés :
De Paris à Rivesaltes : un seul convoyage,
De Paris à Perpignan : jusqu’à Noël 1943,
De Paris à Pau : jusqu’à fin mai 1944.
En dehors des convoyages, Geneviève Le Berre a fait quelques liaisons à Lyon et dans le midi de la France, soit pour assurer des départs, soit pour transmettre des ordres ; quelques voyages également en Bretagne pour ramener sur Paris des parachutages ; enfin, des liaisons à Paris et en banlieue.

Pour accéder au témoignage, cliquez sur la photo

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Geneviève Le Berre (photo officielle de l’époque)

Les atterrissages secrets de la RAF en France durant la Seconde Guerre mondiale

Mission : transport aérien clandestin d’agents de renseignements ou de personnalités devant être déposés en France occupée ou ramenés en Angleterre dans le cadre de l’effort de guerre allié.

Il nous paraît important de citer dans ce dossier l’action des « escadrilles de l’ombre » qui effectuèrent, dans la plus grande clandestinité et au mépris des plus grands dangers, des vols spéciaux en France occupée. Chaque mission était un exploit dont le succès n’était rendu possible que par l’extraordinaire qualité technique et morale des aviateurs d’élite qui y prenaient part. Ce qu’ils ont réalisé, durant toute la période de la guerre, constitue un extraordinaire roman d’aventures.

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Des 220 atterrissages réussis, 124 ont eu lieu dans la seule année 1943. En cette année d’intense activité, 209 passagers furent conduits en France. 401 en revinrent. Les Dakota américains basés en Grande-Bretagne effectuèrent 20 missions en France en 1944 pour le compte du SOE. Ils amenèrent 62 passagers et en ramenèrent 108.
Pour ce qui concerne les pertes, il est surprenant qu’elles aient été aussi réduites : aucun Hudson et seulement 13 Lysander, 2 irrémédiablement embourbés, 4 écrasés à l’atterrissage en France (1 par erreur de pilotage, 1 par erreur à la réception au sol, 1 par suite d’une défaillance de moteur, et le quatrième, celui de John Nesbitt-Dufort, du fait du mauvais temps), 3 avions écrasés au retour en Grande-Bretagne, dont 2 par suite du brouillard, enfin 4 abattus en France. 7 des 13 pilotes accidentés furent récupérés, 6 seulement tués au cours des opérations de ramassage.
Un des risques les plus évidents à chaque passage des lignes de défense ennemies était celui de rencontrer les chasseurs de nuit.

Source : Hugh Verity « Nous atterrissions de nuit ».

Pour accéder à la suite de l’article, cliquez sur l’image ci-dessous

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Filières d’évasion et Résistance administrative dans l’Orne

 

L’aide aux pourchassés fut également efficace à Alençon et dans le département de l’Orne. Nous publions ci-après plusieurs extraits d’un article rédigé par Bernard Geneslé, ancien sécrétaire général des C.V.R. de l’Orne décédé en janvier 2004. Il y mentionnait notamment l’action des réseaux et celle de la Résistance administrative. Notre ami Bernard Geneslé était venu témoigner à de nombreuses reprises au collège Louise Michel.

Pour accéder à l’article, cliquez sur la photo

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30 janvier 2008

Hommage au Général Leclerc,Alençon les 12 et 13 décembre 2007

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Hommage au Général Leclerc, Alençon les 12 et 13 décembre 2007

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Vue d’ensemble de la tribune lors de la soirée spéciale du 12 décembre à la Halle aux Toiles d’Alençon.

 

Le 12 décembre 2007, Alençon avait rendez-vous avec son histoire. Dans le cadre du 60ème Anniversaire de sa disparition, et parallèlement à la traditionnelle « Journée de la Résistance », nous avons organisé une soirée spéciale, ouverte au public, en hommage au général Leclerc. Ce mercredi 12 décembre, à partir de 20h30 dans la Halle aux Toiles, environ 300 personnes ont pu assister à une rencontre exceptionnelle avec plusieurs Anciens de la 2ème DB. Nous remercions infiniment Michel Leclerc de Hauteclocque, fils du général, et tous les vétérans de la Division Leclerc qui ont répondu à notre invitation et accepté de se déplacer à Alençon pour participer à cet événement. Nous avons notamment eu l’honneur de recevoir Serge Borochovitch (10ème Compagnie du 3ème RMT), Robert Balembois (12ème Compagnie du 3ème RMT), Jacques Bozo (1er RMSM), Raymond Ciroux (12ème Cuir), Jean Piétri (1er RMSM), Edmond Playoust (10ème Compagnie du 3ème RMT), Alain Raphaël (501ème RCC), et Jacques Vico (1er RMSM).

 

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