Vive la Résistance

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24 décembre 2010

Journée de la Résistance du 9 décembre 2010.

Classé sous Education nationale,HISTORIQUE DES JOURNEES TEMOIGNAGES,PRESSE — Vive la Résistance @ 14 h 02 min

Nous publions ci-dessous un article paru dans le journal Ouest-France
(édition Orne du vendredi 10 décembre 2010).

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Alan a lu une lettre de MISSAK MANOUCHIAN, Résistant, écrite à sa femme juste avant son exécution.

 

Le Concours de la Résistance fête ses 50 ans.

En 2011, le concours aura pour thème la répression de la Résistance en France par les autorités d’occupation et le régime de Vichy.

 

Pour la 8ème année consécutive, l’association Vive la Résistance organisait jeudi à l’hôtel du département la Journée de la Résistance. Plus de 150 collégiens ont eu la chance d’entendre des témoignages poignants qui leur serviront dans la préparation du 50ème Concours national de la Résistance.
Christophe Bayard (président de l’association) se demandait à quoi ressemblerait cette 8ème journée de la Résistance à cause des conditions climatiques. Toutes les inquiétudes ont vite été balayées et ce sont plus de 160 élèves (de Notre-Dame, d’Alençon, de Saint-François-de-Sales et de Louise Michel) qui étaient présents jeudi toute la journée à l’hôtel du département. « Seuls quelques invités n’ont pas pu venir, précise le président. Mais nous avons tout de même la chance d’avoir des gens qui n’étaient jamais venus à Alençon comme André Houel ou Hélène Gomez, la dernière survivante des Résistants de la préfecture ».

« Ils s’en souviendront toute leur vie »

 

Cette journée du souvenir et du passage de mémoire était divisée en plusieurs temps forts : les témoignages de Résistants, une explication sur l’antisémitisme, un hommage au maréchal Leclerc et la 2ème D.B. mais aussi la présentation du 50ème Concours national de la Résistance et de la Déportation : « Le thème de cette année est la répression de la Résistance en France par les autorités d’occupation et le régime de Vichy, précise Christophe Bayard. Les élèves qui le souhaitent prépareront un dossier collectif jusqu’à la fin mars 2011. Ce qu’ils entendent aujourd’hui les passionne et leur servira pour ce dossier mais ils s’en souviendront aussi toute leur vie ».

 

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André Houel (à gauche) a apporté son témoignage.

 

 André Houel a parlé avec émotion et franchise aux élèves. Un témoignage qui restera longtemps dans leur mémoire :

« J’avais votre âge quand je suis entré en résistance, a commencé par dire celui qui est né à Rânes avant de partir habiter à Rouen. En juin 1940 nous avons quitté la ville avec ma mère. Tout de suite je suis resté admiratif des Anglais qui combattaient les bombardiers allemands qui essayaient de nous tuer sur les routes. Nous sommes arrivés à Ecouché chez un membre de la famille et le 17 juin je faisais mon premier acte de résistance : je retirais les radios d’un avion anglais qui s’était écrasé pour que les Allemands ne les récupèrent pas. Le 18 j’entendais l’appel du général de Gaulle. J’ai ensuite intégré un réseau de résistants : évasion de prisonniers, faux papiers… En jun 1944 j’ai d’abord rejoint un régiment de parachutistes américains avant d’intégrer la 2ème D.B. Je ne regrette aucun de mes choix et je les referai sans aucune hésitation ».

 

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10 avril 2007

Soirée spéciale avec Martin Gray le lundi 26 mars 2007 à Alençon.

Classé sous HISTORIQUE DES JOURNEES TEMOIGNAGES,Martin Gray — Vive la Résistance @ 3 h 29 min

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Martin Gray à la tribune en compagnie de plusieurs élèves et de Christophe Bayard (les élèves ont lu les questions écrites).

 

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1 novembre 2006

Témoignage de Raymond Ciroux au collège Louise Michel

Classé sous HISTORIQUE DES JOURNEES TEMOIGNAGES — Vive la Résistance @ 5 h 30 min

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Notre ami Raymond Ciroux, venu apporter son témoignage aux élèves de 3ème du collège Louise Michel le jeudi 8 février 2007.

Raymond Ciroux qui est un authentique résistant de la première heure a livré un témoignage captivant. Il a notamment éveillé l’attention des élèves en leur faisant lire des extraits de « Mein Kampf » d’Hitler et en leur expliquant qu’il avait combattu ces idées pour le respect de la dignité humaine.

En 1994, Bernard Geneslé avait parfaitement résumé le parcours de Raymond Ciroux dans la Résistance :

« A Alençon, l’esprit de Résistance se manifesta dès l’automne 1940 parmi les élèves du lycée. Un petit groupe de copains se livra dans les rues de la ville à quelques premières actions informelles de propagande anti-allemande. Ils interpellaient par exemple les lecteurs de la revue « Signal », organe de propagande à la gloire de l’armée allemande et de la politique de collaboration.

En janvier 1941, le petit groupe commença à se structurer autour de Raymond Ciroux et de Jean Deniau. Ils confectionnèrent des tracts qu’ils distribuèrent et rédigèrent des inscriptions tendancieuses sur la voie publique. Jean Pilou fut arrêté et il fit 15 jours de prison.

Le 11 novembre 1941, répondant à un mot d’ordre diffusé par la radio de Londres, ils organisèrent en ville deux défilés en file indienne d’une soixantaine de jeunes des deux sexes. A partir de décembre 1941, ils prirent l’habitude de barbouiller les façades des magasins du centre ville avec des croix de Lorraine et des « V » de la victoire. La police allemande réagit en faisant monter la garde la nuit par la population aux principaux carrefours pendant quelques jours. Au début de 1942, le groupe s’enhardit dans ses actions d’hostilité : il s’attaqua un soir à la vitrine du cinéma de l’Étoile, avenue Wilson, transformé en foyer du soldat allemand. Ils brisèrent aussi la vitrine du local de propagande en faveur de la L.V.F. (Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme). Des vitrines de magasins affichant le portrait de Pétain furent aussi attaquées.

Tous ces faits sont attestés par un rapport du préfet en date du 26 février 1942 et la presse locale les condamne vigoureusement.

Ciroux et Pilou furent arrêtés par la police française et présentés à un juge d’instruction allemand. Grâce à l’intervention énergique de M. Chesneau, maire d’Alençon, ils furent condamnés, par le tribunal militaire allemand, à la peine minima : 18 mois de prison pour Pilou qui était récidiviste et 6 mois de la même peine pour Ciroux, ils furent incarcérés à la prison de Caen.

A sa sortie Ciroux se retrouva élève au collège Saint-François et il reprit contact avec des éléments adultes de la Résistance alençonnaise comme Etienne Hattet et Daniel Desmeulles son ancien professeur au lycée. Il fut chargé de diverses activités de Résistance comme la distribution de la presse clandestine et le camouflage de réfractaires au S.T.O., jusqu’au jour où se sentant surveillé par la Gestapo, il décida de quitter la ville.

Il se retrouvera à Alençon au mois d’août 1944. Il prit alors l’initiative d’aller, le 11 août au soir, à la rencontre des avant-gardes de la Division Leclerc à Saint-Gilles pour les informer que l’armée allemande avait quitté la ville et que les ponts sur la Sarthe n’avaient pas été minés.Il accepta de servir d’éclaireur et conduisit ainsi les premiers éléments de la 2ème D.B. jusque sur le Pont-Neuf où Leclerc installa son P.C. à l’aube du 12 août 1944. Grâce à l’audace et au sang-froid de ce jeune résistant de 19 ans, Alençon fut libérée sans combat.C’est là un exemple très typique de l’ardeur patriotique d’une partie de la jeunesse alençonnaise et de ses réactions face à l’Occupation et à la Collaboration ».

26 septembre 2006

TEMOIGNAGE RESISTANCE

Classé sous HISTORIQUE DES JOURNEES TEMOIGNAGES — Vive la Résistance @ 18 h 59 min

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Une de nos journées consacrées à la Résistance et à la Déportation au collège Louise Michel d’Alençon devant de nombreux élèves et le public (au micro Mr Jean Louis THEOBALD, ancien résistant et compagnon de Jean Moulin).

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