Vive la Résistance

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31 octobre 2008

Romain Darchy à l’honneur, à l’Aigle (Orne), le 15 novembre 2008.

Classé sous ACTUALITE,HISTOIRE,PROJECTION — Vive la Résistance @ 22 h 21 min

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Romain Darchy

 

Romain Darchy (pseudo Noël) est un héros de la Résistance dans l’Orne.
Membre de l’O.C.M., il fut responsable du secteur de l’Aigle. Arrêté au début de l’année 1944, détenu à la prison d’Alençon, il meurt en juin 1944 sous les tortures de la Gestapo.

Déjà mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, Romain Darchy fut l’auteur d’un manuscrit intitulé « le 408 Régiment d’Infanterie au fort de Vaux ».

La ville de l’Aigle a décidé de rendre hommage à Romain Darchy en proposant la projection de deux films inspirés de ses écrits et de son parcours.  Ces films, extraits du magazine DVD « histoires du XXe siècle », ont été réalisés par French Factory Production.
L’un raconte l’histoire du fort de Vaux dans la bataille de Verdun et l’autre le destin de l’un de ces combattants dont les auteurs ont retrouvé les écrits sur la période : Romain Darchy.

Premier film :
Histoire du fort de Vaux, mars à juin 1916 :
(Durée 28 minutes)

Après la chute du fort de Douaumont, en mars 1916, celui de Vaux devient un enjeu majeur de la bataille de Verdun. Sa position géographique et son dispositif militaire en font un objectif stratégique de première importance. Au prix d’intenses combats, le fort résistera trois mois durant aux attaques massives allemandes. L’histoire d’un fort emblématique de la bataille de Verdun.

Second film :
Romain Darchy, un homme dans le siècle :
(Durée 16 minutes)

Romain Darchy a choisi l’écriture pour témoigner de la Première Guerre mondiale. Son manuscrit, « le 408 Régiment d’Infanterie au fort de Vaux » est l’un des plus importants sur les combats de ce périmètre. En 1940,  il refuse l’idée de la défaite et choisit la voie de l’honneur, celle de la Résistance. Sa fille nous raconte l’homme qu’il était depuis son passage au fort jusqu’à son arrestation par la Gestapo et sa disparition.

Cette projection exceptionnelle se déroulera le 15 novembre 2008, à 14h30, salle de Verdun, à L’Aigle.

Entrée libre

17 octobre 2008

Le Musée de l’Ordre de la Libération lance un appel au don.

Classé sous ACTUALITE,MUSEE,PUBLICATION — Vive la Résistance @ 7 h 40 min

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La Croix de la Libération, l’insigne de l’Ordre.
Deuxième ordre national français après la Légion d’Honneur


Le Musée de l’Ordre de la Libération, situé dans l’Hôtel national des Invalides, présente d’importantes collections consacrées à la France Libre, à la Résistance et à la Déportation, à travers l’exemple des Compagnons de la Libération.
Jamais rénové depuis la création du musée il y a 40 ans, le bâtiment nécessite une restauration urgente des sols. Le coût des travaux (310 000 euros) ne permet pas à l’Ordre de la Libération de les financer.
C’est pourquoi un dossier de demande de mécénat a été constitué.
Si vous souhaitez soutenir cette rénovation, vous pouvez vous procurer un dossier en téléphonant au 01 47 05 28 30 ou adresser vos dons ou contributions par chèque à l’ordre de « l’agent comptable de l’Ordre de la Libération » à la Chancellerie.


Chancellerie de l’Ordre de la Libération
51 bis bd de La Tour Maubourg 75700 PARIS Cedex 7
chancellerie@ordredelaliberation.fr


« Vive la Résistance«  est fière de pouvoir apporter son soutien au Musée de l’Ordre de la Libération dans sa démarche de sauvegarde d’un patrimoine historique exceptionnel et irremplaçable.


Pour obtenir plus de renseignements sur le Musée de l’Ordre de la Libération, cliquez sur le logo ci-dessous :

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16 octobre 2008

Journée du souvenir de Guy Môquet et de l’engagement des jeunes Européens dans la Résistance.

Classé sous ACTUALITE,CONCOURS — Vive la Résistance @ 10 h 50 min

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En cette année 2008, la commémoration du souvenir de Guy Môquet et de ses 26 compagnons (fusillés à Châteaubriant le 22 octobre 1941) coïncide avec la Semaine de l’Europe à l’Ecole du 20 au 24 octobre. Cette année, la France exerce de surcroit la Présidence du Conseil de l’Union Européenne.
Dans ce contexte particulier, une action éducative de plus grande ampleur sera mise en place dans les lycées.

Il nous paraît très important d’enseigner aux élèves d’aujourd’hui la mémoire des jeunes Européens qui combattirent, souvent au prix de leur vie, l’Allemagne nazie et les régimes fascistes dans l’Europe de la Seconde Guerre mondiale.

Voici un extrait de la note de service envoyée par le ministre de l’Education Nationale :
« Cette action éducative s’appuiera notamment sur la lecture en classe ou en plus grand groupe, de la dernière lettre de Guy Môquet à sa famille, ainsi que sur d’autres lettres de jeunes condamnés à mort mais aussi des textes ou des extraits d’œuvres littéraires de différents pays témoignant de l’engagement de la jeunesse pendant les années noires de l’Europe.

Ces lectures pourront être confiées à des personnalités disponibles pour témoigner directement des sacrifices consentis, ou dont le rayonnement ou la notoriété pourraient sensibiliser les élèves aux valeurs de l’engagement. Afin d’établir ce lien tangible entre les générations, j’invite les équipes éducatives à se rapprocher des fondations et des associations de mémoire.

Tout en veillant à bien replacer chacun de ces textes dans le contexte historique qui lui est propre, ces lectures seront l’occasion de faire réfléchir les élèves sur le sens de l’engagement et sur les valeurs communes qui fondent l’Europe d’aujourd’hui.

Les enseignants d’histoire, de lettres, de langues vivantes et de philosophie sont en particulier invités à exploiter les thèmes liés à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale dans les programmes d’enseignement.

Ce travail pédagogique, au cours de la Semaine de l’Europe à l’École, sera également l’occasion de mobiliser les équipes éducatives sur la préparation de l’édition 2009 du Concours national de la Résistance et de la déportation : « Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi » ».

En annexe de son Bulletin officiel (B.O.) N°33 du 4 septembre 2008, le ministère de l’Education Nationale propose plusieurs lettres et extraits d’œuvres littéraires écrits par des Résistants de différents pays européens avant d’être fusillés.

« Pour accéder à ces documents cliquez sur le lien ci-dessous »

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67ème anniversaire de la fusillade de Châteaubriant.

Classé sous ACTUALITE,HISTOIRE — Vive la Résistance @ 10 h 00 min

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Monument des fusillés de Châteaubriant sur le site de La Sablière.


Le dimanche 19 octobre 2008, l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé organise, comme chaque année à Châteaubriant, une grande journée du souvenir afin de commémorer les événements tragiques du 22 octobre 1941. Ces manifestations débuteront le samedi 18 octobre dès 14h30 par des rendez-vous à Saint-Nazaire et Saint-Jacques de la Lande (près de Rennes). L’objectif est de faire participer et de rassembler plusieurs centaines de jeunes pour un week-end d’histoire et de mémoire autour de ces commémorations.

Rappel des faits :

Le 20 octobre 1941, un officier allemand est abattu à Nantes.
En représailles, le 22 octobre 1941, dans la carrière de Châteaubriant (Loire inférieure devenue Loire Atlantique) furent fusillés par les nazis 27 résistants internés au camp de Choisiel, proche de la carrière. Parmi eux se trouvait le jeune Guy Môquet.
Le même jour, 21 autres otages sont fusillés à Nantes et au Mont Valérien.
Deux jours plus tard, 50 otages sont fusillés à Souges (Gironde) pour une raison identique.

 

67e anniversaire de la
fusillade de Châteaubriant

Dimanche 19 octobre 2008

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  • 13h15, au Château: départ du défilé «Droits de l’Homme», avec « les enfants des écoles » du Pays de Châteaubriant.
  • 14 heures : rendez-vous Rond-point Fernand-Grenier pour le
    «Défilé de la Mémoire»
    jusqu’à la Carrière des fusillés, avec
    les enfants du Pays de Châteaubriant et le concours de
    l’Harmonie de Châteaubriant.
  • Carrière des fusillés, sous la présidence de « Mme Odette Nilès »,
    présidente de l’Amicale et de « M. Alain Hunault »,
    maire de Châteaubriant.
    Avec la participation de « Mme Marie-George Buffet »,
    secrétaire nationale du Parti communiste français.
  • Allocutions de « Mme Odette Nilès »
    et de « 2 représentants des Jeunes ».


  • «La jeunesse de la Résistance»,
    évocation écrite et mise en scène par « Alexis Chevalier ».
    Assistanat : « Christine Maerel ».
    Une réalisation artistique du « Théâtre Messidor ».
    Avec le groupe « Les Conkiska’dors » : Camille Urvoy (chant),
    Fabien Chiron (guitare), Nicolas Monnet (piano),
    Romain Planquette (accordéon), Jean-Charles Clavier
    et Gildas Lesage (percussions), Alexandre Amosse (basse).
    Et la participation de « Dany Coutand » (chant, guitare).
    Interprétation par « 100 comédiens et comédiennes
    amateurs »
    du Pays de Châteaubriant dont « les jeunes des
    établissements scolaires public
    s ».

Vive la Résistance

13 octobre 2008

Décès d’Henri Bartoli.

Classé sous ACTUALITE,DISPARITION,HISTOIRE — Vive la Résistance @ 14 h 15 min

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Le Professeur Henri Bartoli, Grand Résistant et « Juste parmi les nations », est décédé le mercredi 1 octobre 2008, à l’âge de 90 ans.

 

Henri Bartoli est né à Lyon le 22 avril 1918.
Peu de temps après le début de la seconde guerre mondiale, son frère est exécuté par les Allemands pour avoir refusé de les renseigner sur les positions françaises à Narwick. C’est le moment où Henri Bartoli prend contact avec la Résistance. Il distribue des journaux clandestins, diffuse Témoignage chrétien, perturbe les projections du film Le Juif Süss avec des élèves de l’école de chimie, qui fabriquent les ampoules de gaz lacrymogène lancées dans les cinémas.
Le grand tournant, ce sont les rafles de 1942, la chasse aux juifs, le S.T.O.
Avec l’aide de son père, médecin, et de quelques-uns de ses patients, employés de la mairie de Lyon, il procure de vrais-faux papiers à ceux qui sont menacés par les rafles allemandes.

Disciple du père Chaillet, le fondateur de l’Amitié chrétienne, Henri devient le camarade d’étudiants juifs, notamment Renée Moerel et son fiancé Marcel David. En 1943, Renée est arrêtée avec sa mère et toutes deux sont envoyées au camp de Drancy.

Henri Bartoli et le père de Marcel multiplient les démarches pour les faire libérer : Henri contacte le Commissariat général aux questions juives, le quartier général allemand en France et divers ecclésiastiques prêts à aider les Juifs. Le père Henri Ménardais rédige alors de faux certificats de baptême au nom de Renée Moerel, de ses parents et de ses grands parents. A la vue de ces pièces, le commissariat aux questions juives délivre à Bartoli une attestation selon laquelle les deux femmes ne sont pas juives. Renée et sa mère sont finalement remises en liberté.

Durant l’été 1943, Henri Bartoli est sollicité par plusieurs Résistants (dont Georges Bidault) pour travailler dans le Comité général des études à l’élaboration d’un programme de politique économique et sociale d’une France libérée (notamment sur la partie « plan »). Ce programme est publié en novembre 1943, dans la clandestinité, et aussitôt remis au Conseil National de la Résistance présidé par Georges Bidault (qui a succédé à Jean Moulin après son arrestation).

Le programme du C.N.R. a été largement appliqué à la Libération par le premier gouvernement du général de Gaulle.

Après la guerre, Henri Bartoli devient professeur d’économie à Grenoble, puis à Paris. Ses cours, ses travaux – articles et livres – portent sur l’économie sociale et l’histoire de la pensée économique.
Professeur émérite à Paris I Panthéon-Sorbonne, il a également enseigné l’économie du travail à l’Ecole polytechnique.

Pendant plus de dix ans (1992-2003), Henri Bartoli fut président du centre français de la Société européenne de culture, une organisation créée après la guerre pour rapprocher les intellectuels des deux parties de l’Europe séparées par le « rideau de fer ».

En juin 1999, Henri Bartoli est fait « Juste parmi les nations » pour avoir aidé des juifs à échapper aux nazis pendant la guerre.

Henri Bartoli affirmait avec force que « résister c’est combattre toutes les injustices, toutes les atteintes à la dignité humaine, toutes les atteintes à la liberté, c’est en même temps créer, c’est reprendre les valeurs qui sont menacées pour leur redonner vie et faire qu’elles répondent aux circonstances historiques nouvelles dans lesquelles elles doivent être vécues ».
Dans une de ses dernières interventions, il était revenu sur cette notion de résistance et sur son actualité. Résister, disait-il alors, c’est lutter contre le chômage, la pauvreté, le déclin des valeurs de la culture, la régression des acquis sociaux. C’est vouloir repenser l’Europe dans une perspective qui ne soit pas purement mercantile.

En mars 2004, à l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance, Henri Bartoli avait lancé, en compagnie d’autres grandes figures de la Résistance, l’ « Appel des Résistants aux jeunes générations ».

 

Nous publions ci-après le texte intégral de cet appel :

 

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