Vive la Résistance

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9 septembre 2008

Cérémonie à la mémoire du Lieutenant Albert Giroux

Classé sous CEREMONIE,HISTOIRE — Vive la Résistance @ 13 h 20 min

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M. Jacques Garcin, lors de son allocution, devant la stèle à la mémoire d’Albert Giroux située au lieu-dit « Le Champ Germain » sur la commune de Tanville (Photo d’archives).


L’Union Départementale de l’Orne des Combattants Volontaires de la Résistance a organisé, dimanche 21 septembre 2008, une cérémonie à la mémoire du Lieutenant Albert Giroux.

Après la cérémonie religieuse célébrée en l’église de Tanville, un hommage a été rendu près de la stèle érigée en l’honneur du lieutenant Albert Giroux.
Françoise Comte, Présidente des C.V.R. de l’Orne s’est adressée à l’assistance en rappelant notamment que « Albert Giroux, né en 1907, était journaliste au Journal des Trois cantons à Argentan à partir de 1928. Mobilisé le 25 août 1939, il est fait prisonnier de guerre dans les Vosges le 22 juin 1940. Rapatrié en mars 1941 pour raisons de santé, il reprend son activité de journaliste, rejoint la Résistance, et entre dans la clandestinité en avril 1944 ».

Albert Giroux, Résistant, Chef d’un groupement F.T.P. constitué en novembre 1943 dans le secteur d’Argentan, a été arrêté au cours d’une mission le 10 août 1944 et fusillé par les nazis au matin du 11 août.
Les F.T.P. du secteur d’Argentan, sous les ordres d’Étienne Panthou (torturé et fusillé, sous les yeux de sa fille, le 28 juin 1944 dans la carrière des Riaux près de Boucé), constituèrent des groupes d’action très efficaces. Ils participèrent notamment aux combats de la Résistance dans les maquis de Tanville et de la forêt d’Écouves. A partir du 21 juillet 1944, des éléments de l’Armée Secrète et les F.T.P. d’Argentan furent regroupés dans le maquis de Bois-L’Évêque qui participa aux combats de la Libération, aux côtés de la 2ème D.B., dans la région d’Écouché

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3 septembre 2008

Décès d’Alain Griotteray, Résistant de la première heure.

Classé sous ACTUALITE,DISPARITION — Vive la Résistance @ 4 h 41 min

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Alain Griotteray

Alain Griotteray, décédé le 30 août 2008, à l’âge de 85 ans, joua un rôle de premier plan aux débuts de la Résistance : il fit partie de ceux qui organisèrent, Le 11 novembre 1940, la grande manifestation d’étudiants à l’Arc-de-Triomphe. C’était la première manifestation de résistance contre les forces ennemies occupant Paris.
Comme il l’écrivit lui-même, il faisait partie de ces « quelques écervelés qui entrèrent d’emblée dans la résistance active ».
A l’âge de 18 ans, il fonda dans la clandestinité avec quelques amis, dynamisés par Henri d’Astier de la Vigerie, le réseau de Résistance « Orion ». Il était alors le plus jeune chef de réseau de la Résistance.

Orion était un réseau de renseignement qui se révéla des plus utiles à ceux qui préparaient le débarquement américain en Afrique du Nord. Après novembre 1942, à la recherche de nouvelles missions, les agents du réseau Orion ont organisé d’innombrables évasions par l’Espagne. Reconvertis dans le renseignement militaire en métropole, les agents d’Orion ont ensuite activement participé aux combats de 1944 pour la Libération de la France.

Alain Griotteray a terminé la guerre comme officier Capitaine parachutiste.

Nicolas Sarkozy a salué sa mémoire en soulignant que Alain Griotteray était un homme de convictions, des convictions qui lui étaient propres. Toute sa vie aura été marquée par l’engagement dans la vie publique et par le goût pour le débat d’idées ».

Homme aux multiples casquettes, Alain Griotteray fut également co-fondateur de l’U.D.F. en 1978, député-maire de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), chef d’entreprise et journaliste (cofondateur du Figaro Magazine avec Louis Pauwels).

Alain Griotteray était notamment Grand officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 39/45 et médaillé de la Résistance.

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