Vive la Résistance

  • Accueil
  • > Archives pour le Mardi 1 avril 2008

1 avril 2008

Dossier spécial Concours de la Résistance et de la Déportation 2008.

Classé sous CONCOURS,HISTOIRE,TEMOIGNAGE — Vive la Résistance @ 0 h 49 min

numriser0035.jpg
flechehaut05.gif
Cliquez sur le bandeau ci-dessus pour télécharger « La Lettre – spéciale Concours – »

réalisée par la Fondation de la Résistance.

 

Le thème national 2008 du CNRD est : « L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la Seconde Guerre mondiale : une forme de résistance. »

 

« Prisonniers de guerre évadés, aviateurs alliés en fuite, résistants pourchassés ou souhaitant poursuivre le combat hors de métropole, étrangers réfugiés, juifs, tziganes, francs-maçons, réfractaires au STO, ont été aidés par de nombreux Français. Ces sauveteurs, qui ont souvent payé de leur vie des gestes essentiels de solidarité et d’humanité, venaient de tous les horizons, avec des motivations diverses, et n’appartenaient pas forcément à un mouvement ou un réseau organisé. Sans eux l’action de la Résistance aurait été impossible. Grâce aux témoignages que vous pourrez recueillir localement ou lire, vous présenterez les formes d’actions prises par cette résistance et vous analyserez les valeurs qui sous-tendent de tels actes. »

La date des épreuves est fixée au vendredi 21 mars 2008 pour les devoirs individuels (et au vendredi 28 mars 2008 pour la remise des travaux collectifs à l’Inspection académique).

Dans ce dossier, nous vous proposons quelques documents et témoignages en rapport avec le thème proposé par le jury.

Retrouvez ci-après le témoignage de Rachel Jaeglé, enfant cachée, venue témoigner à Alençon le jeudi 13 décembre lors de la « Journée de la Résistance. » Ce témoignage, qui a profondément touché les élèves, est également disponible dans l’ouvrage réalisé par le Comité « École de la rue Tlemcen » et intitulé « Se souvenir pour construire l’avenir, ils habitaient notre quartier… »

Pour accéder au témoignage, cliquez sur la photo ci dessous

tmoignagederacheljaegl.jpg

 

RÉSEAU D’ÉVASION BOURGOGNE :

 

Nous publions ci-après un extrait de l’ouvrage de Geneviève Le Berre intitulé « Une drôle de vie ». Elle y décrit notamment son rôle au sein du réseau d’évasion « Bourgogne », réseau de la France Libre crée et dirigé par Georges Broussine à partir de février 1943.
Geneviève Le Berre fait partie de ces volontaires déterminés qui vont former ce réseau chargé de convoyer vers l’Espagne les aviateurs alliés abattus en France et quelques évadés français. Le voyage en train de ces hommes accompagnés par les convoyeurs du réseau « Bourgogne », n’était pas sans risque, depuis le « Jardin des Plantes », lieu de rendez-vous avant la Gare d’Austerlitz. Trains bondés et surveillés, trajet plein d’embûches, bien inconfortable et interminable jusqu’à Pau ou Foix, ou bien encore jusqu’à Perpignan. Et puis, venait, par tous les temps, le dur passage des Pyrénées avec ses sentiers rocailleux, avant d’atteindre Andorre puis l’Espagne.
En moyenne pour rejoindre l’Angleterre par Gibraltar, sept à huit semaines. Quatre-vingt quinze pour cent des aviateurs alliés sortis sains et saufs de leur avion abattu réussiront à rejoindre l’Angleterre, malgré la traque des occupants et de leurs séides, grâce à tous ces femmes et hommes de bonne volonté formant « une immense chaîne de solidarité ».
Geneviève Le Berre, pseudo « Jacqueline », y est entrée le 1er septembre 1943 par l’intermédiaire de Yves Allain, pseudo « Grégoire ». Elle a été aussitôt spécialisée dans le convoyage des aviateurs alliés :
De Paris à Rivesaltes : un seul convoyage,
De Paris à Perpignan : jusqu’à Noël 1943,
De Paris à Pau : jusqu’à fin mai 1944.
En dehors des convoyages, Geneviève Le Berre a fait quelques liaisons à Lyon et dans le midi de la France, soit pour assurer des départs, soit pour transmettre des ordres ; quelques voyages également en Bretagne pour ramener sur Paris des parachutages ; enfin, des liaisons à Paris et en banlieue.

Pour accéder au témoignage, cliquez sur la photo

photogleberre.jpg
Geneviève Le Berre (photo officielle de l’époque)

Les atterrissages secrets de la RAF en France durant la Seconde Guerre mondiale

Mission : transport aérien clandestin d’agents de renseignements ou de personnalités devant être déposés en France occupée ou ramenés en Angleterre dans le cadre de l’effort de guerre allié.

Il nous paraît important de citer dans ce dossier l’action des « escadrilles de l’ombre » qui effectuèrent, dans la plus grande clandestinité et au mépris des plus grands dangers, des vols spéciaux en France occupée. Chaque mission était un exploit dont le succès n’était rendu possible que par l’extraordinaire qualité technique et morale des aviateurs d’élite qui y prenaient part. Ce qu’ils ont réalisé, durant toute la période de la guerre, constitue un extraordinaire roman d’aventures.

tableaumissionsraf.jpg

Des 220 atterrissages réussis, 124 ont eu lieu dans la seule année 1943. En cette année d’intense activité, 209 passagers furent conduits en France. 401 en revinrent. Les Dakota américains basés en Grande-Bretagne effectuèrent 20 missions en France en 1944 pour le compte du SOE. Ils amenèrent 62 passagers et en ramenèrent 108.
Pour ce qui concerne les pertes, il est surprenant qu’elles aient été aussi réduites : aucun Hudson et seulement 13 Lysander, 2 irrémédiablement embourbés, 4 écrasés à l’atterrissage en France (1 par erreur de pilotage, 1 par erreur à la réception au sol, 1 par suite d’une défaillance de moteur, et le quatrième, celui de John Nesbitt-Dufort, du fait du mauvais temps), 3 avions écrasés au retour en Grande-Bretagne, dont 2 par suite du brouillard, enfin 4 abattus en France. 7 des 13 pilotes accidentés furent récupérés, 6 seulement tués au cours des opérations de ramassage.
Un des risques les plus évidents à chaque passage des lignes de défense ennemies était celui de rencontrer les chasseurs de nuit.

Source : Hugh Verity « Nous atterrissions de nuit ».

Pour accéder à la suite de l’article, cliquez sur l’image ci-dessous

missionlysander.jpg

Filières d’évasion et Résistance administrative dans l’Orne

 

L’aide aux pourchassés fut également efficace à Alençon et dans le département de l’Orne. Nous publions ci-après plusieurs extraits d’un article rédigé par Bernard Geneslé, ancien sécrétaire général des C.V.R. de l’Orne décédé en janvier 2004. Il y mentionnait notamment l’action des réseaux et celle de la Résistance administrative. Notre ami Bernard Geneslé était venu témoigner à de nombreuses reprises au collège Louise Michel.

Pour accéder à l’article, cliquez sur la photo

bernardgeneslc3a9.jpg

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus