Vive la Résistance

19 mars 2008

Hommage à Guy Lévy, mort pour la Libération de l’Orne le 12 août 1944.

Classé sous HISTOIRE,HOMMAGE — Vive la Résistance @ 16 h 09 min

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Jeune étudiant de 14 ans ayant participé aux « Journées de la Résistance » à Alençon cette année, Tristan Rondeau est passionné par l’étude de la Résistance et des combats de la 2ème D.B. en Normandie.
Ses recherches lui ont permis de retracer le parcours de Guy Lévy, officier tué le 12 août 1944 au Nord d’Alençon, à l’âge de 24 ans. Ce soldat de la 2ème D.B. repose à la nécropole nationale des Gateys (sur la commune de Saint-Nicolas des Bois au Sud de la forêt d’Écouves).
Nous sommes heureux de publier cet article dans lequel Tristan Rondeau relate les circonstances de la mort de Guy Lévy.

Un Français libre tombé pour la libération de l’Orne : le Lieutenant Guy Lévy

Il fut l’un des soldats de la Deuxième Division Blindée du Général Leclerc qui donna sa vie pour la libération du département de l’Orne.
Ce brillant officier trouva la mort dans des circonstances qui valent la peine d’être relatées avec détail, ce qui n’a a présent jamais été fait.
Ce récit se base sur les témoignages civils et sur des documents militaires. Voici son histoire.

Le samedi 12 août 1944, en fin d’après-midi, la 2eme batterie du 22eme F.T.A ( Forces terrestres anti-aériennes ) qui se trouve en protection du groupement tactique Dio, reçoit l’ordre d’aller défendre le secteur au Nord-Ouest d’Alençon ( secteur de Lonrai-Colombiers ) ainsi que le Pont du Fresne. Vers 17h, le Lieutenant Guy Armand Lévy ( de confession israélite ), qui commandait la 1ère section, lance une reconnaissance vers un carrefour au sud de Lonrai. Il part de Monperthuis, un petit village qui appartient à la commune de Lonrai qu’ils viennent de libérer. Un peu avant le début de la reconnaissance, les hommes de Lévy discutent avec les civils, dont certains leurs offrent à boire. Ils décrivent leur officier comme quelqu’un qui veut toujours être  » là où ça chauffe « . Puis, avec trois de ses hommes, le Lieutenant Lévy part en Dodge 350 pour reconnaître le carrefour. Partant du centre du village, il remonte un petit chemin appelé  » Chemin des Soupirs « , et arrivé au bout, débouchant sur la route de Damigni à Colombiers, le véhicule tombe dans une embuscade. Aussitôt, le groupe de français engage le combat et le lieutenant fait même un prisonnier dans les rangs des assaillants ! Cependant, un tireur le vise et il meurt d’une balle dans le coeur. A ce moment, le canonnier Michard, qui faisait partie de l’équipe du Lieutenant, ramasse le corps de son officier et tente de faire demi-tour avec le camion. Puis il lance un appel radio pour que l’on envoie des secours. Jusqu’à l’arrivée de ces derniers, les trois hommes défendent avec acharnement le corps de leur officier, leur véhicule criblé d’impacts de balles et le prisonnier. L’un des trois hommes fut blessé lors de l’affrontement. Aussitôt après la fin des combats, une civile habitant Monperthuis, chez qui les soldats de Lévy s’étaient rafraîchis vient sur les lieux de l’embuscade : dans un linceul blanc qu’elle possédait, elle enveloppe le corps du Lieutenant. Ce dernier reposa longtemps devant le carrefour pour lequel il est tombé, au pied d’une stèle érigé en son honneur. Aujourd’hui, la stèle est toujours là, mais le corps a été relevé et repose désormais à la nécropole nationale des Gateys. Lors des premières cérémonies en hommage au Lieutenant Lévy, ses parents vinrent : on leur proposa alors que leur fils soit relevé pour être enterré près d’eux. Ses parents refusèrent, car étant mort ici, il était normal qu’il demeure ici.

Il fut titulaire la croix de la Légion d’honneur et de la croix de Guerre.
Voici la citation qui le concerne à l’ordre de l’armée à titre posthume ( décision n° 237 du 18 décembre 1944 – Journal Officiel du 14 janvier 1945 ) :
 » Jeune officier de grande valeur, d’une ardeur, d’un entrain et d’une audace remarquables. Tombé dans une embuscade le 12 août 1944 au cours d’une reconnaissance à deux kilomètres nord de DAMIGNI (ORNE) a immédiatement engagé le combat. S’est emparé d’un prisonnier. A été tué d’une balle au coeur en faisant le coup de feu à la tête de ses hommes « .

Aujourd’hui, cette stèle est un peu oubliée et elle seule, avec le monument aux morts de Lonrai, rappelle le sacrifice de leur libérateur.

Tristan Rondeau

 

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La stèle en hommage à Guy Lévy (commune de Lonrai)

 

Si vous possédez des photos du Lt Lévy, d’autres récits ou témoignages, merci de nous le signaler.

9 mars 2008

Journée spéciale du 11 mars 2008 à Alençon.

Classé sous JOURNEE SPECIAL TEMOIGNAGE — Vive la Résistance @ 17 h 25 min

« Journée de la Résistance,
de la Déportation
et des Droits de l’homme »

 

Collège Louise Michel
Alençon, 11 mars 2008

 

Cette journée s’inscrit dans la suite de la préparation au Concours de la Résistance et de la Déportation.
Quel que soit le thème national du Concours, elle répond également à notre priorité qui est de transmettre le mieux possible la mémoire de la Déportation aux jeunes générations.
Il est en outre essentiel de rappeler combien les résistants eurent aussi la volonté de préparer l’avenir de la France. Le programme du Conseil National de la Résistance en est une superbe illustration.

Nous aurons l’honneur de recevoir plusieurs « Grands témoins », Anciens résistants, déportés, enfants cachés.

Et notamment pour la première fois à Alençon :


Raymond Aubrac

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Ainsi que
André Bessière, résistant-déporté
Annie Flesselles, enfant cachée
Henri Ledroit, résistant-déporté

Programme :

9h00-12h00

  • La Résistance, l’aide aux pourchassés.
  • L’antisémitisme et la répression en France occupée.
  • Rencontre directe avec les Grands témoins (quatre groupes de travail).

=> Le thème 2008 du Concours sera particulièrement abordé.

14h00-16h45

  • Présentation de l’univers concentrationnaire.
  • La vie dans un ghetto, la Déportation dans un camp d’extermination, le génocide.
  • Le crime contre l’humanité, la construction d’un monde en paix, l’espérance.


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Avec la participation de la chorale du collège qui interprétera le chant
«Ceux du maquis, ceux de la Résistance »
sous la direction de Mme Lesimple, professeur de Musique.
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Raymond Aubrac, André Bessière et Isabelle Choko pourront dédicacer leurs ouvrages à l’issue de cette journée.

 

Retrouvez ci-dessous l’article publié dans Ouest-France le 7 mars 2008.
Cliquez deux fois sur l’article, pour avoir une meilleure qualité de lecture.

 

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