Vive la Résistance

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25 février 2008

Inauguration de l’Historial Charles de Gaulle, Paris/Invalides – Musée de l’Armée.

Classé sous ACTUALITE,HISTOIRE,Inauguration — Vive la Résistance @ 23 h 23 min

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UN MONUMENT AUDIOVISUEL

La cérémonie d’inauguration de l’Historial Charles de Gaulle s’est déroulée le vendredi 22 février 2008 dans la Cour d’Honneur de l’Hôtel National des Invalides.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, et le président de la Fondation Charles de Gaulle, Pierre Mazeaud, ont chacun prononcé un discours devant un parterre impressionnant de personnalités du monde combattant et de la vie politique française, et devant plusieurs milliers de scolaires.
Un hommage particulier a été rendu, en leur présence, aux initiateurs de ce projet que furent dès 2002 le président Jacques Chirac et Yves Guéna (alors président de la Fondation Charles de Gaulle).
Devant le professeur François Jacob, Chancelier de l’Ordre de la Libération, et plusieurs Compagnons de la Libération, ainsi que devant Pierre Sudreau, Président de la Fondation de la Résistance, Nicolas Sarkozy a particulièrement rendu hommage à la France combattante, aux Compagnons de la Libération, dont le dernier sera inhumé dans la crypte du Mont Valérien :
« Ce dernier Compagnon de la Libération aura le visage de tous les combattants des maquis, de tous les combattants de la France Libre qui aux heures les plus sombres de notre histoire ont refusé la défaite. Il aura, ce dernier Compagnon de la Libération, le visage des marins, des paysans, des ouvriers, des cheminots qui ont choisi de résister et de continuer à aimer la France, alors que les chefs pactisaient avec l’ennemi. Ce dernier Compagnon de la Libération aura le visage de tous ceux qui sont tombés, qui ont sacrifié leur vie pour la liberté de la France sur tous les champs de bataille, de ceux qui ont sacrifié leur vie dans les maquis, des fusillés pour l’exemple, de tous les torturés, qui ne voulaient pas parler et grâce auxquels nous sommes aujourd’hui libres et fiers d’être Français. Et ce dernier Compagnon de la Libération, il aura le visage de tous ces déportés qui ont payé bien cher la victoire provisoire de l’idéologie nazie ».
Le président de la République a exprimé l’attachement de la France aux valeurs du gaullisme : « Le gaullisme, c’est le refus de la fatalité. Le gaullisme c’est le mot par lequel nous désignons dans notre histoire la volonté humaine, lorsqu’elle est fermement opposée au renoncement ».

 

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17 février 2008

Hommage à Michel Carage, Compagnon de la Libération.

Classé sous HOMMAGE — Vive la Résistance @ 14 h 28 min

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Michel Carage, Compagnon de la Libération et Ancien de la 2ème D.B. s’est éteint le 28 janvier 2008 à l’âge de 86 ans.

Il fut l’un des premiers à répondre à l’appel du général de Gaulle, en s’engageant dans les Forces Françaises Libres, le 1er juillet 1940. D’abord affecté au 1er Bataillon de Chasseurs à Camberley (2ème Cie, 5ème Section) puis, en novembre 1940, au peloton d’élèves-officiers d’active de Camberley, il sort aspirant en mai 1941.

En septembre 1941, il rejoint l’Afrique française libre, d’abord au Moyen Congo, où il est affecté au Bataillon du Pool jusqu’en avril 1942, puis au Cameroun où il participe à la formation du Bataillon de marche n 9 (BM 9). Sous-lieutenant depuis mars 1942, il obtient sa mutation au Tchad en octobre 1942 et se retrouve officier adjoint de la Compagnie auto n° 3 (CA 3) de la Colonne Leclerc sous les ordres du lieutenant Dupertuis. Il participe, de décembre 1942 à mai 1943 aux opérations du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie. Au moment de la formation de la 2ème Division blindée de Leclerc, à Témara au Maroc en juillet-août 1943, Michel Carage est affecté à la 10ème Compagnie du 3ème Bataillon du Régiment de Marche du Tchad (R.M.T.).

Début août 1944 commence la Campagne de France durant laquelle le lieutenant Carage ne va cesser de se distinguer. Comme chef de section, il investit le centre d’Argentan (Orne), avec 50 hommes pendant près de quatre heures, le 13 août 1944. Lors de cette progression audacieuse, le sergent-chef Destray et le sergent Olive parviennent même à hisser le drapeau tricolore sur l’hôtel de ville que les Allemands occupent encore. Le détachement, trop léger, devra ensuite se replier. Dans la soirée tombe l’ordre d’opérations n°3 du général Haislip : « Toutes les unités du XVème corps dans la zone Ecouché-Argentan se retireront au Sud de l’Orne, le 13 août à 22 heures ». La ville d’Argentan ne sera finalement libérée que le 20 août après sa destruction par de lourds bombardements.

Le 24 août, détaché en avant-garde, il se trouve devant Massy-Palaiseau, encerclé dans la ligne de défense ennemie et, malgré des pertes sévères, assure sa mission jusqu’au bout. Michel Carage se distingue une fois de plus à la tête de pont de Chatel-sur-Moselle où, cerné par l’ennemi, il parvient à se dégager puis à se maintenir au carrefour qui commande la ville. Lors de la percée sur Strasbourg, il joue un rôle déterminant dans la rupture du front entre Badonviller, Brémesnil et Petimont. Le 3 décembre 1944, il est grièvement blessé par éclat d’obus à Rossfeld après avoir pris ce village la veille au soir et continue à assurer son commandement jusqu’à son évacuation. Il termine la guerre dans différents hôpitaux.

A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, Michel Carage est fait Compagnon de la Libération par le général de Gaulle (décret du 16 octobre 1945).

Michel Carage était également Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre (6 citations) et Médaille Coloniale avec agrafes « AFL », « Fezzan-Tripolitaine », « Tunisie ».

Nous tenons à saluer la mémoire de ce grand soldat de Leclerc qui fut un temps commandant de la 10ème Compagnie du 3ème R.M.T.

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